À l’origine de la Valsloppet et de sa petite soeur la Graveloppet, il y a le CTAV. Club cycliste historique du bassin d’Aubenas-Vals, il n’a de cesse de se renouveler et d’innover pour conserver sa dynamique. Manu Vielfaure nous parle de son club de toujours.  

Peux-tu te présenter ?

Je m’appelle Manu VIELFAURE, et merci de me rappeler que je vais avoir 60 ans cette année ! J’ai débuté le vélo par une activité de cyclotourisme sur route en prenant ma première licence au CTAV (Cyclo Tourisme Aubenas Vals) en 1978, au guidon d’un superbe Superator blanc, pour les connaisseurs ! J’avais alors 12 ans.

Le VTT est arrivé durant les années 80 et c’est donc en 1989 que j’ai acheté mon premier vélo de ce type : un Routens. J’ai très rapidement mordu à cette nouvelle pratique, synonyme pour moi de découverte de la pleine nature, via des sorties plutôt orientées vers la longue distance. J’en avais une pratique que l’on pourrait qualifier de « rando-raid ».

J’ai très rapidement mordu à cette nouvelle pratique, synonyme pour moi de découverte de la pleine nature

De 2004 à 2012, j’ai été co-président du CTAV, mon club de toujours. J’y ai été moins actif après 2012, mais une pratique m’a amené à revenir aux affaires : le gravel ! En effet, à la fin des années 2010, avec la même curiosité que celle qui m’avait conduit vers le VTT, j’ai décidé de goûter à cette discipline. Le résultat a été immédiat : je l’ai adoptée et introduite au CTAV par la création d’une section gravel en 2019. Rapidement, nous avons également mis en place un évènement sur la même base que la Valsloppet : le dépassement de soi à travers la réalisation d’un parcours sur deux jours avec bivouac.

Avant de parler Valsloppet et Graveloppet, peux-tu nous présenter un peu le CTAV ?

Oui, le club a aujourd’hui 53 ans d’existence ! Mon père en a été président et/ou membre très actif durant de nombreuses années. C’est certes un club ancien, mais qui a toujours su rester dynamique, en innovant et en ne se reposant jamais sur ses acquis.

C’est certes un club ancien, mais qui a toujours su rester dynamique, en innovant et en ne se reposant jamais sur ses acquis.

En 1992, Bernard POMMEL, alors président, crée la Valsloppet, un évènement aujourd’hui très attendu chaque année par de nombreux pratiquants. En 2001, mon père crée l’école VTT, ce qui a permis d’abaisser considérablement la moyenne d’âge du club. Aujourd’hui, nous comptons chaque année une centaine de jeunes licenciés dans cette section.

Enfin, au début des années 2020, nous avons mis en place notre évènement gravel. Discipline alors nouvelle, il a fallu trouver son public lors des premières éditions, mais aujourd’hui nous faisons le plein et continuons à proposer de nouvelles idées et de nouvelles traces pour satisfaire des pratiquants passionnés.

On peut maintenant parler de la Valsloppet et de ce qui se prépare pour cet évènement ?

Comme je le disais plus haut, la Valsloppet a été créée en 1992. Durant les premières années, le parcours consistait à partir de Vals pour rejoindre Beauzon, d’y bivouaquer, puis de revenir à Vals le lendemain.

Chaque année, nous essayons d’apporter quelque chose d’inédit.

Avec l’évolution du matériel et après avoir largement exploré les chemins du secteur, nous avons progressivement déplacé l’évènement dans tout le sud de l’Ardèche : de la montagne ardéchoise aux Cévennes, en passant par l’Ardèche méridionale. Chaque année, nous essayons d’apporter quelque chose d’inédit.

Cette année, le camp de base sera installé à Berrias-et-Casteljau, au camping « Les Cigales », pour le bivouac. Le point culminant sera le Serre de Barre, au-dessus des Vans, un secteur qui n’avait encore jamais été roulé dans le cadre de la Valsloppet.

Et pour ce qui est de la Graveloppet ?

Cette année, la Graveloppet prend de l’altitude ! Tout se déroulera au départ du lac d’Issarlès, depuis le camping municipal. C’est la première fois que nous passons deux jours complets en montagne. Jusqu’à présent, nous étions montés au plus haut sur les secteurs de Loubaresse et Montselgues.

Nous ne resterons d’ailleurs pas uniquement en Ardèche, puisque nous passerons également par la Lozère et la Haute-Loire. Ce sont des espaces parfaitement adaptés à la pratique du gravel. Le point culminant de cette édition sera la croix de Peccata, sous le Mézenc.

Nous avons pris un immense plaisir à parcourir ces territoires lors des reconnaissances

Sans en dévoiler davantage, je peux dire que nous avons pris un immense plaisir à parcourir ces territoires lors des reconnaissances. Cela promet vraiment de très belles journées de vélo.

D’ailleurs, pour la Graveloppet comme pour la Valsloppet, notre fil d’Ariane reste le dépassement de soi à travers la réalisation de longues étapes, mettant en valeur les paysages et la découverte de la nature ardéchoise.

Comment vois-tu le vélo dans le futur ?

On parle de plus en plus de mobilité douce, et j’y crois vraiment. Le vélo va s’imposer comme un objet du quotidien. De plus en plus de personnes l’utilisent pour aller travailler, mais aussi pour partir en vacances.

Le vélo va s’imposer comme un objet du quotidien

Les pratiques seront moins clivantes : on pourra rouler avec le même vélo pour ses déplacements quotidiens, pour des sorties entre amis ou pour se lancer dans de longues itinérances sur des voies qui se développent un peu partout actuellement.

Le mot de la fin ?

« Vivons vélo ! »  (emprunté au slogan d’AG2R La Mondiale)

Retrouvez toutes les infos du club et de nos deux évènements phares sur notre site internet et nos pages Facebook :

Le CTAV

Valsloppet

Graveloppet

Crédit photos : CTAV